@ Toph : La porte secrète de l'académie.

27 février 2008 21:39 | Curieuse | 0 commentaire

 

Il était une fois une école, vieux bâtiment désuet dont les murs imbibés de la sueur des étudiants assidus étaient en piteux état. Dans cette école au charme inexistant nombre d'étudiants traînaient leur guêtres dans les couloirs éclairés au néon. Mais l'un d'entre eux rêvait un jour de voir son nom porté aux nues et qu'on reconnaître son talent dans toute l'académie. En effet cette école bien que miteuse était une académie, une académie de quoi, ça on en est pas sûr, il paraîtrait que c'était une académie pour apprenti chercheur d'or, mais ce ne sont que des rumeurs. La vérité c'est qu'en fait sans le savoir cette école était prisonnière dans une faille spacio-temporelle depuis déjà 3 siècles et tous ces occupants étaient condamnés à revivre éternellement la même journée. C'était un jeudi. Savoir que c'était un jeudi n'a absolument aucun intérêt mais c'était quand même un jeudi.  Notre jeune étudiant regarda encore et toujours sa montre exactement et inlassablement à la même heure, en ce jeudi là. Il n'aimait pas le jeudi, c'était le jour de son cours de flûte traversière inversée en do majeur, enfin un truc comme ça, plus ou moins. Et le temps lui paraissait toujours aussi long. Il soupira, regarda voler la même mouche depuis trois siècle qu'elle vole précisément là, ce jeudi là, dans cette salle de classe là, à ce moment précis. Mais de ça la mouche s'en foutait royalement, il faut l'avouer.  Lui, il s'en foutait un peu moins et se rendit compte d'une anomalie fort intéressante, il avait l'étrange sensation d'avoir déjà vu cette mouche quelque part. Avaient-ils eu une relation quelconque un jour? Non. Ca n'avait rien a voir avec cette foutue mouche, d'ailleurs pourquoi en parlons-nous autant. Il se leva de sa chaise et laissa tomber sa flûte qui fit un bruit mat en atteignant le sol.  Il ne prêta aucune attention au professeur dont la colère rougissait les pommettes, et sortit de la classe. Dans le couloir aux murs beiges lézardés, il marchait sans trop savoir où cela le mènerait. Peu importe, en ce jeudi, il y avait quelque chose de louche, il en était certain et il trouverait quoi. Il chercha comme cela au hasard quatre heures durant sans trop éveiller la curiosité ni du corps enseignant, ni des autres étudiants. Toujours errant dans la lumière artificielle des néons, il arriva devant une porte portant l'inscription "salle des professeurs", il poussa la porte et entra. Il n'y avait personne, que des tables, des chaises des paquets de feuilles, et autres objets anodins. Il s'avança encore un peu et découvrit une autre porte qui semblait elle incroyablement vétuste et grinçante et qui était fermée par un lourd cadenas en métal. Convaincu qu'il lui fallait passer cette porte bien précise pour découvrir un secret mystérieux, il attrapa un extincteur accroché au mur et décida de faire sauter le cadenas en frappant dessus de toute ses forces. Le cadenas ne semblait absolument pas d'accord lui et jura de ne pas s'ouvrir à coup d'extincteur rouge et dont le métal était plus brillant que le sien.  Il résista donc jusqu'au moment ou il se reçu une dose de neige carbonique dans les dents (oui ce cadenas avait des dents) et que lui fut assené le coup final d'extincteur. Score final extincteur 1 cadenas 0, fin de la partie. L'étudiant curieux poussa enfin la porte, et là, le regard brillant d'espoir, il découvrit : un balais, deux sceaux, et une ramassette. Il était tombé sur le placard à balais de la salle des profs. Alerté par le remue ménage, le directeur était arrivé sur les lieux entre temps et notre pauvre étudiant passa le reste du jeudi en colle. Et le lendemain tout recommença à nouveau.

Moralité : Si ton instinct te dis que tu as déjà vu cette mouche là quelque part, pose lui la question, autant passé pour un fou que passer trois siècle à revivre une journée en colle.