@BILL : Le voyageur solitaire et l'aventure inexistante.
15 janvier 2008 22:31 | Indécise | 0 commentaire
Il était une fois par une superbe journée de printemps alors que les fleurs bourgeonnent, un voyageur solitaire se promenait sur une route commerciale qui reliait deux grandes villes prospères. Il était près de midi quand le voyageur décida de casser une petite croûte sur une aire d'autoroute notoire. Nous nous situons évidemment dans un monde médiéval fantastique où les routes de commerces sont bordées d'aires d'autoroute. Car à l'époque et dans ce monde précis il y a aussi des routiers gay. Bref, notre voyageur déballa son pique-nique, sa nappe à carreau et mangea. Jusqu'ici, rien d'anormal. Quelques papillons volaient près de lui, le soleil au zénith chauffait agréablement, un temps idéal pour un repas en plein air. Après avoir savouré son sandwich jambon nutella olives et gingembre (oh hein, chacun ses goûts!), il s'enfila une bonne rasade d'hydromel maison fait par sa grand-mère péruvienne. Ceci expliquait donc aussi la provenance de son bonnet en laine de lama qui avait une allure assez pittoresque je dois dire. Par contre personne n'a jamais su pourquoi il s'entêtait à porte des affreuses sandales de plage en caoutchouc, mais à dire vrai, ce détail n'étant pas d'une utilité majeure, nous garderons ce fait historique dans un tiroir poussiéreux. J'pourrais aussi vous raconter qu'il garde autour du cou une de ses propre dents de lait comme porte bonheur pour se protéger des montres mi-homme mitaines (cherchez pas c'est une créature mythologique purement inventée, votre ami google lui même n'en a pas entendu parlé, c'est comme les mi-homme mystères…) Bref, ça n'a vraiment aucun intérêt. Quoique une bonne description du personnage peut, si on le place avec un bon angle d'incidence par rapport à la lumière du soleil, le rendre attachant. Mais bon ce voyageur ci, n'a rien d'attachant, c'est juste un voyageur bizarre qui pique-nique parmi des routiers qui eux ne pratiquent que la seconde moitié de l'activité susmentionnée (vous me suivez là?). Après avoir mangé et bu, il repartit donc en prenant garde de ne pas s'aventurer dans les buissons. Repus, il savourait une promenade digestive en ce délicieux jour de printemps. Pendant ce temps à 400 mètres, un moineau goba une mouche exactement comme le fit un motard juste en dessous de lui qui s'étouffa, perdit le contrôle de son véhicule qui plongea dans un lac qui longeait cette route là. Et comme vous avez pu le remarqué il ne s'agissait donc pas de la route qu'empruntait notre voyageur, celui-ci ne remarqua donc rien. A part bien entendu qu'il avait perdu un bouton à sa chemise et qu'il lui faudrait le recoudre à l'occasion. Et c'est ainsi qu'il continua sa route, heureux et souriant, comme il avait coutume de voyager.
Comme vous avez pu le remarquer dans cette histoire il ne se passe donc rien. Oui, ça arrive que parfois il ne se passe rien. On ne peut pas avoir tous les jours des meurtres et des enlèvements de petite filles fantômes, des aliens qui débarquent sur terre ou encore des découvertes archéologiques que seuls Indy ou Lara (Jones et Croft, pas les autres!) auraient pu trouver. De toute façon avec tout ce qu'ils ont trouvé même Benjamin Gates n'a plus de boulot, il est obligé d'aller voler des bouts de bois à la maison blanche (faut aller voir le 2 sinon tu ne comprendra pas cette feinte pourrie), pauvres aventuriers, je les plaints.
Vous allez me dire que j'aurais pu raconter l'histoire de la fois où fin saoul il s'était retrouvé dormant dans les poubelles d'un resto mexicain et qu'il fut ramassé par les éboueurs et enfermé dans la benne à ordure par mégarde pour finalement atterrir dans une déchetterie bucolique. Mais ceci n'aurait pas pu amener la sagesse philosophique de la moralité que voici.
Moralité : Si il n'arrive pas une sombre merde au héro d'une histoire, ça n'en fera jamais un best-seller. Donc si tu veux devenir célèbre, cherche les ennuis, avec de la chance tu passeras héro, sinon tu peux aussi mourir dans d'atroces souffrances, ça dépend.