Vous...
25 mars 2008 23:06 | Invincible | 1 commentaire
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Calypso n'existerait pas sans eux.
En fait si mais elle se ferait bien chier :D
Chers lecteurs, chers passionnés, chers loutres, chers ornithorynques, chers détenteurs de diplôme de conneries, et tous les autres, cet article ne s'adresse pas à vous. (vous y aviez cru avouez?! Et ben non...)
Bref passons outre une pseudo introduction qui se voulait un peu humoristique pour entrer dans un sujet grave.
Oui, il m'arrive de dire des trucs sérieux parfois ne faites pas cette tête là voyons!
Il m'est arrivé un truc incroyable : j'ai perdu la foi. (pas en dieu, il ne s'agit pas ici de religion) je parle de la foi en moi. J'l'ai perdue, elle s'est barrée comme une vile sacripante! (essayez donc vous de mettre le mot sacripant au féminin pour voir) C'est arrivé par hasard en fait, comme j'écrivais (encore) mes différentes bêtises, bafouilles et autres vagabonderies habituelles (oui j'écris énormément mon pauvre clavier en souffre d'ailleurs) je fus atteinte d'un mal terrible!
Et là c'est le drame!
Pas que j'eus une panne d'inspiration, mes capacités pulmonaires et pseudo imaginatives sont complètement intactes, mais j'ai découvert que je ne savais pas écrire sur tout et surtout pas sur moi. Si bien sûr dés qu'il s'agit de raconter en détails mes aventures (qui je le rappelle ne sont pas toutes vraies ne croyez pas tout ce que je dis comme ça) j'y arrive très très bien. Mais là je voulus raconter l'histoire palpitante, rocambolesque et épique d'un personnage que j'incarne et là, le blanc total.
Horreur fatale et cauchemardesque! Quand j'écris pour du beurre ou pour du fromage, ça passe comme une lettre à la poste, je baratine mes inepties à la face du monde qui s'en tamponne le chignon avec une pelle à tarte, mais bon j'y arrive. Mais dés qu'il s'agit de rédiger un truc un peu sérieux à destination d'un public connu. Je sèche comme une baleine sur une plage ou je fond comme une crème glacée sur un radiateur c'est au choix.
Je suis déroutée. Je doute. Je me fige. Et au final je n'écris rien. Pas un gramme d'idée. Pas une once d'inventivité. Rien le néant intersidéral qui passe par la tête d'un flan duquel on a retiré l'étiquette et qui après avoir atterri dans l'assiette en faisant *flof* (c'est le cri du flan) bloblote sagement en attendant de se faire défigurer à coup de petite cuillère.
Oui, un jour je vous raconterais ma passion pour les flans et pourquoi il m'arrive très souvent de m'auto-proclamer flan, mais ce n'est pas le sujet qui nous intéresse.
Voilà, vu ma haute estime de moi-même pour ne pas dire mon orgueil, mon égocentrisme, mon ego tout court, ma mégalomanie, cette nouvelle me bouleversa. Comme pourrait me bouleverser l'annonce de la mort de mon aspirateur Marvin, qui vous salue depuis sa caisse en carton à côté de mon bureau. (Ne vous en faites pas Marvin va très bien)
Et donc en fait, ce récit n'a donc aucun intérêt si ce n'est le fait que je n'avais rien d'autre sur l'instant à faire que d'écrire ceci, et aussi que comme je suis une femme j'aime me plaindre. Normal quoi.
Comme je le disais donc dans l'introduction : ce texte n'est pas pour vous, il est pour moi, pour me plaindre comme une grande sur la condition infâme de la panne inspiratrice qui me submergea dans l'écriture de mon BG pour mon futur personnage de GN.
Ceci dit si par hasard vous avez eu la curiosité de me lire, je ne vais pas vous laisser en carafe devant ce texte décousu et immonde et je vais donc vous parler de la façon la plus crapuleuse de manger des petits lu :
Vous prenez un petit lu, vous le mettez sur le dos (oui les petits lu ont un dos, c'est la face où il y a l'inscription sur le biscuit). Vous contemplez son innocente inertie et vous lui plantez une remarque bien sentie en pleine figure, exemple : je vais te bouffer. Ca le stimulera peut-être mais rien est garanti. Ensuite vous vous munissez d'un couteau (mon dieu que ça devient barbare) puis vous lui tartinez le ventre de pâte à tartiner au chocolat et noisette (celle de votre choix, dans l'expérience réalisée c'était du nutella). Vous attrapez d'un geste vif la bombe de crème fraîche qui était à votre droite (car pour l'occasion vous étiez droitier) et vous en rajoutez une petite couche relativement fine par dessus. Vous regardez votre petit lu et vous prenez 25 kg rien qu'en le faisant. Mais pas de panique, vous oublierez très vite ce détail en savourant votre victime en le croquant sauvagement avec toute la rage d'un affamé en plein régime. Et voilà, vous avez commis un crime parfait.
Si vous trouvez ça écoeurant tant pis pour vous, je vous avais prévenu que c'était crapuleux.
Sur ce il est temps pour moi de vous laisser vaquer à vos occupations, d'ailleurs, j'ai un truc sur le feu qui sonne à la porte.
1 commentaire à cet article.
Nous???
Et bien, cool, je suis en troisième position, pas si mal...
Surtout qd on se remémore les événements...
Contente de compter pour toi, mais encore plus de pouvoir compter sur toi, s'il y a bien une personne qui me manquera si elle n'est plus à mes côtés, c'est bien toi, et pourtant, des personnes, j'en ai connues.
je te laisse un petit poème q j'aime bien... juste histoire de faire mon intéressante:
Que ferais-je sans ce monde sans visage, sans question?
où être ne dure qu’un instant,
où chaque instant,
verse dans le vide, dans l’oubli d’avoir été,
sans cette onde où à la fin,
corps et ombre, ensemble, s’engloutissent
que ferais-je sans ce silence ,gouffre des murmures,
haletant, furieux, vers le secours, vers l’amour
sans ce ciel qui s’élève
sur la poussière de ses lests
que ferais-je ?
je ferais, comme hier, comme aujourd’hui,
regardant par mon hublot si je ne suis pas seul
à errer et à virer loin de toute vie,
dans un espace, pantin,
sans voix parmi les voix
enfermées avec moi
Samuel Beckett