Il était une fois une jeune paysanne dont la beauté sans pareil n’avait d’égal que sa pauvreté . Elle était la 8ème fille d’un éleveur de bétail, et de sa vie entière elle n’avait connu que le foin et les vaches. Autant dire que son existence n’était pas des plus envieuse. Car tout le monde sait que les filles cadettes qui sont pauvre de surcroît deviennent toujours par un hasard mystérieux les servantes de la famille. (voyez Cendrillon, c’était pareil pour elle aussi) Sa seule joie, dans cette misère de travail acharné qu’on lui faisait accomplir, était son escapade quotidienne en forêt. Lorsque l’horizon pâle s’illuminait à peine du premier rayon de soleil, elle s’évadait dans la rosée pour cueillir des baies. Personne ne mange des baies, tout le monde sait d’ailleurs que c’est toxique, mais par principe les jeunes filles hyper belles qui se baladent en forêt au point du jour vont cueillir des baies, c’est traditionnel. (voir même séculaire, on vous l’avait dit dans tous les contes de fée) . Et c’est ainsi que lors d’une de ces escapades, elle rencontra… non, pas un prince charmant, faut pas rêver ! Mais elle rencontra, une magicienne ratée. Je dis ratée parce que la seule chose magique que celle là ait un jour accompli c’est d’annoncer la tombée de la nuit au hasard un jour d’éclipse. La magicienne se présenta poliment, « Adamargiana grande incantatrice et envoûteuse professionnelle de mère en fille depuis des siècles ou toi même tu n’étais pas encore né (forcément) et exorciste de petit chat noir un vendredi 13 de pleine lune. », la jeune paysanne haussa un sourcil. Il était évident qu’après une présentation pareille le peu de crédit qu’on aurait pu porter à cette magicienne avait disparu d’un coup. La jeune paysanne (qui accessoirement s’appelait Julia), voulu passer son chemin en se disant qu’on rencontrait vraiment des gens étranges dans les forêt de nos jours, mais la magicienne l’arrêta. Elle lui confia qu’elle détenait de sa grand-mère (exorciste de canari) une légende incroyable à propos d’une prophétie mystérieuse et qu’il se pourrait que cette prophétie concerne Julia. Celle-ci haussa derechef un sourcil et se dit qu’il fallait bien écouter la vieille magicienne sinon elle en aurait pour la journée et elle n’avait vraiment pas que ça à faire. (ben oui de base elle était là pour cueillir des baies). La magicienne se racla la gorge, une vieille toux sans doute ou un mauvais exorcisme sur un chat noir récalcitrant, et prononça d'une voix mystérieuse ces mots : "Le jour de la quatrième lune rouge descendra sur un lit d'ambre et de velours un charme magique portant l'illumination du pouvoir de l'amour, il n'appartiendra qu'à la huitième fille aux cheveux d'or. Sa vie à jamais sera promise au bonheur éternel qu'un prince de sang royal lui prodiguera. Si de cette prophétie elle se détourne désolation  et malheur affligera la personne qu'elle touchera de sa paume ouverte lorsque ces mots lui seront révélés." A ces mots un étrange courrant d'air ébranla les feuilles des arbres alentour et le ciel déjà pâle s'assombrit. Une lueur aveuglante jailli alors d'un buisson et en s'approchant, elles découvrirent sur un morceau de velours serti d'ambre un charme magique d'une grande beauté. La magicienne au comble de l'hystérie commença à psalmodier des paroles insolites. Imaginez une vieille femme ridée dansant la tektonik en chantant la couratcha et vous aurez un bref aperçu de ce qui se passait.  Bien sûr, comble de hasard prophétique, un jeune prince de sang royal qui montait son fier destrier (de manière non zoophile entendons-nous!) passa par là pile à ce moment là et s'arrêta pour observer la scène. Il descendit de cheval fit un mouvement de chevelure L'Oréal et fit la révérence avant de décocher à Julia un sourire Colgate trop brillant pour être vrai. (Cette phrase était entièrement sponsorisée à la main.) Julia regarda tour à tour la magicienne, le charme et le prince, sourit et dans une tape magistrale de la paume grande ouverte sur l'épaule de la magicienne déclara : "Vous savez moi, les princes trop charmants pour être honnête, c'est pas mon truc, salut!" Et elle s'en alla aussi sec. Ainsi, la vieille magicienne fut accablé par le sortilège de malédiction de la prophétie dans le malheur et la désolation jusqu'à sa mort, le lendemain étouffée par une fraise des bois avalée de travers. Le prince quant à lui tenta de ramassé le charme et se brûla la main, il rentra au château pour pleurer chez son père (le roi) qui fit détruire l'objet magique. Ce qui lui prit 12 sorcier, 14 gardes, 2 nains et trois armées de mercenaires, mais il y est arrivé.  Et pour ce qui est de Julia, elle rencontra, en sortant de la forêt, un gentil éleveur de chèvre itinérant qu'elle épousa et avec qui elle eut huit fils. Elle vécu ainsi très heureuse jusqu'à la fin de ses jours.

Moralité : Quand on détient une prophétie aussi bidon que ça, autant la garder pour sois plutôt que d'aller embêter une paysanne qui de toute manière s'en contre fout. Et en ce qui concerne les princes charmants, tout le monde sait que se sont des fils à papa pourri gâté alors un conseil, draguez plutôt le fils de voisin d'à côté.

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Il était une fois un jeune chevalier tout d'armure équipé qui s'aventurait sur son destrier blanc (un cheval quoi) à travers les contrées mystérieuses d'Avalon. Sauf que notre chevalier avait un sens pourri de l'orientation et que géographiquement il était très loin d'être à Avalon. En vérité il était en Pologne dans une citée glauque et traînait ses guêtres tant bien que mal dans ce territoire inconnu.  Fourbu d'une équipée trop longue et stérile, il atterri dépité dans un bar mal famé, il y commanda un breuvage local et le sirota sans grande conviction. Son moral bien bas lévitait entre ses pieds et le sous sol. Quand, de la poche d'un pèlerin égaré qui passait près de lui, chût un morceau de parchemin ancien. Il le ramassa et tenta de le déchiffrer, parce que c'est pas fastoche même pour un chevalier lettré qui vient d'Avalon de décrypter du vieux Polonais (d'ailleurs on parlait le quoi en Pologne à cette époque là hein?!)  Bref il ne pût comprendre que la dernière ligne : « Un riche trésor pour les connaisseurs y repose. » L'idée de trouver un trésor (bien qu'il fût perdu et déjà sur une quête quelconque) lui raviva les sens et il se mit tout de suite en route.  Il scruta la carte au dos du parchemin et s'engouffra dans une épaisse forêt d'où on ne sait si il en sortit vivant (encore un détail que l'histoire ne raconte pas).  Ce que l'histoire raconte par contre c'est que pour une fois il le trouva son trésor et sans se perdre.  Il y avait sans doute dans ce qu'il avait bu au bar un produit miraculeux ou alors la quête était vraiment trop facile, c'est selon.  Dans une salle au trésor caverneuse dans un vieux temple Péruvien (je rappelle que nous sommes en Pologne… Je crois que le narrateur s'y connaît aussi bien en géographie que notre chevalier),  il y avait posé sur un superbe piédestal en véritable pierre, une bouteille tout en or.  Le chevalier un peu déçu de ne trouver que ça s'empara quand même de la bouteille et regarda sur l'étiquette. "La vodka d'or. Une simple goutte de ce breuvage vous fera atteindre le paradis." Comme notre chevalier était passablement déprimé, il se dit qu'il boirait bien une goutte de son trésor. Il ouvrit la bouteille porta le goulot à ses lèvres et à peine avait-il bu une seule gouttelinette de vodka d'or qu'il s'écroula mort saoul.  Forcément quand on ne sait pas lire l'ancien polonais et qu'en plus on ne tient pas l'alcool, c'est ce qui arrive.  On ne sait pas s'il se releva un jour et si il repartit vers de nouvelles quêtes, peut-être ce vieux temple (Périvien polonais) fût son tombeau et qu'avec lui la légende de la vodka d'or repose toujours en ces lieux.  Par contre un très ancien manuscrit contient la traduction du parchemin qui avait mené le chevalier dans le temple, mais bien sûr la carte n'y figure pas.  Le texte à moitié mité et dépourvu d'intérêt était le suivant :

"Aventurier des nouveaux temps si ta quête te pousse à trouver un grand trésor passe ton chemin. Cette carte ne t'amènera qu'à ta fin. En haut des marche en pierre dans une sombre nécropole gît un flacon que la convoitise des hommes ne devra jamais approcher. Une goutte de ce breuvage le damnera pour l'éternité à devenir l'esclave de cette boisson tant désirée. La vie ne sera point amené à celui qui osera y goutté. Si d'aventure à le boire tu survis sache que la vodka sera à tout jamais ton seul réconfort. Dans les délires ivres tu seras à jamais plongé et ton esprit corrompu restera toujours assoiffé. Si la curiosité te pousse néanmoins dans une quête sans fin, arrête-toi plutôt dans le bar du coin. Dans ce pays froid où l'alcool réchauffe, des breuvages bien plus savoureux t'attendent. Pas de butin de guerre a prendre dans un bistrot mais si tu es attentif et futé, un riche trésor pour les connaisseur y repose."

Traduit par un vieux moine très porté sur la boisson qui trouva à ce texte une source d'inspiration profonde, il devint le tout premier moine trappiste de l'histoire. (enfin c'est ce qu'on raconte)


Moralité : Quand tu ne sais pas lire la notice, ne bois pas le contenu du flacon.